Les aventures d’un goubelin en pays de Broe, d’Hélène Larbaigt

Les aventures d’un goubelin en pays de Broe, d’Hélène Larbaigt

goubelinPrésentation de l’éditeur

J’avais toujours entendu bien des choses sur le paradis et l’enfer. Et j’avis toujours pensé que si je venais à mourir (et que finalement Dieu existait), je visiterais certainement l’un et l’autre avant de décider où poser mes valises.

Mais la vie n’est jamais comme on l’imagine. Surtout quand elle est finie

Et jamais, non jamais, je n’aurais jamais pensé me retrouver !

Tout a commencé lorsque j’eux la stupide idée de mourir (oui je sais, hélas).

Je ne comprends pas Aymeline. Tu nous dis que tu fais un blog sur les traditions populaires et le folklore, mais tu parles d’une bande dessinée ?

Oui, ami lecteur, c’est une bande dessinée mais 1 : elle est chouette et 2 : elle évoque le sujet qui nous intéresse !

Alice Osmont, jeune décédé, se retrouve goubelin dans le pays de Broe, habitant La Maison-du-chat-qui-chacoute-et-qui-charmoie-en-se-léchant-la-queue (à prononcer d’une traite). Il nous fait découvrir cet étrange monde et les êtres qui l’habitent.

Des créatures réinventées

Le monde dépeint, à la fois glauque et loufoque, est original et complexe. On y découvre d’étranges créatures tels que les létices, les milloraines ou bien encore les blanches fées. Bien que puisant leurs origines dans le folklore, l’autrice a su les adapter, les réinventer, pour créer un univers original, cohérent, et intéressant à découvrir. Les dessins sont beaux et en totale adéquation avec l’univers. On sort du format case et bulle pour proposer de grandes illustrations commentées, à l’image de certains carnets de voyages. Voilà donc une excellente bande dessinée que je vous recommande. Car même si le goubelin ne semble pas apprécier le pays de Broe, nous irions bien y faire un tour !

Des notes érudites

Mais si j’ai tenu à parler de cette bande dessinée ici et non pas sur mon blog littéraire, c’est à cause des notes en bas de page. Celles-ci sont sensées être écrites par Ercibald Abbot, ami du narrateur, et proposent un complément d’information sur les sujets évoqués dans la trame principale de la bande dessinée. Loin d’être de simples anecdotes, ces notes semblent être la somme des recherches d’Hélène Larbaigt et intéresseront les mnemographes en herbe que nous sommes.

En voici un exemple :

Sur l’importance d’être bien chaussé au moment de sa mort
Les chaussures et les pieds qui les portent revêtent une grande importance dans notre au-delà. Outre leurs nombreuses utilisations, les expressions sur le sujet font ici légion. Un lointain héritage nordique à n’en pas douter, car les anciens Scandinaves passaient au pied de leur mort de solides chaussures censées faciliter l’accès à l’autre monde. Ces souliers portaient le nom de leur déesse des enfers : Helskor (chaussures de Hel).

L’ouvrage est donc truffé de notes dans le genre qui apportent encore plus de valeur à l’ensemble. Claires et synthétiques, elles constituent une excellente porte d’entrée à l’étude du folklore et des traditions populaires.

Je vous recommande donc doublement cette bande dessinée et je compte bien continuer à découvrir l’oeuvre d’Hélène Larbaigt !

Bonus : Le blog d’Hélène Larbaigt

 

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